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Alfred
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Revue de la SFBD

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Alfred (1969-1974)
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La Société française de bande dessinée publie en janvier 1969 le bulletin Alfred, nom emprunté au manchot qui accompagne Zig et Puce, héros d’Alain Saint-Ogan. Il s’agit surtout d’une revue d’informations sur les actualités et événements qui ont un rapport avec la bande dessinée. Y participent des noms connus comme Pierre Couperie, Henri Filippini ou Jean-Pierre Dionnet.

 

Alfred prend fin à son numéro 48 de mars-mai 1974. La formule sera restée inchangée depuis le n°9 : 10 pages A4 ronéotypées et agrafées, pliées en deux. Seule modification dans la vie de la revue : le lieu d’édition passe d’Ivry à Paris même en avril 1973.

Voir toute la revue Alfred

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L’Année de la bande dessinée
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Analyse chiffrée de la production annuelle de bandes dessinées

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L’Année de la bande dessinée (1981 – 1987)
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Au départ édité par Temps Futurs, maison d’édition fondée par Stan Barets (propriétaire de la grande librairie spécialisée éponyme alors située 8 rue Dante, dans le 5e arrondissement de Paris), L’année de la bande dessinée est une série annuelle de volumes proposant des analyse et des bilans chiffrés à propos de la production de bandes dessinées de l’année écoulée, tout en mettant en avant les acteurs notables et les tendances fortes du moment. Le premier volume fait l’état des lieux de l’année 1981.

 

À partir de 1984, L’Année de la bande dessinée passe chez Glénat en devenant un volume hors-série annuel des Cahiers de la bande dessinée, pris en charge par l’équipe rédactionnelle de cette revue alors dirigée par Thierry Groensteen, en collaboration avec l’équipe de Stan Barets. L’identificaiton par années se trouve alors doublée d’une numérotation : L’année de la bande dessinée 84-85 sera le n°1.

 

Le dernier volume paraît en 1987, son maître d’œuvre Thierry Groensteen quittant la rédaction des Cahiers de la bande dessinée en 1988.

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Bo Doï (1997 – 2008)
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Bo Doï (1997 – 2008)
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Le premier numéro de Bo Doï sort en octobre 1997, édité par LZ Publication, maison d’édition fondée par Hervé Loiselet et Frédéric Vidal. Pendant presque dix ans, c’est ce dernier et son frère Jean-Marc Vidal qui dirigent la rédaction.

 

Les premiers numéros présentent surtout des prépublications, des critiques rapides, des nouvelles et des interviews. La revue se penche également sur les comics et les mangas et consacre une page aux sorties dites « underground ». Quelques rubriques intéressantes à noter : « le pinailleur », ponctuant chaque fin de numéro, qui s’amuse à répertorier les faux-raccords ou emprunts grossiers des bandes dessinées ; et le cadavre exquis commencé en août 1997 et terminé par Uderzo en octobre 2000, où des dizaines d’auteurs se passeront la main, strip après strip. Les contenus s’étoffent peu à peu et le magazine oscillera entre 116 et 100 pages, cette dernière pagination étant la plus fréquente.

 

En décembre 1999, après le n°25, Hervé Loiselet, directeur de la publication, quitte son poste pour être remplacé un temps par José Da Silva Ferreira. En mai 2000 au n°30, c’est Bruno Bonnell, fondateur de la société de jeux vidéos Infogrames, qui obtient le poste en tant qu’actionnaire majoritaire. Avec lui, Jean-Pierre Fuéri, ancien rédacteur en chef de France-Soir et qui avait déjà signé des interviews dans Bo Doï, devient rédacteur en chef adjoint. En octobre 2002, au n°56, Bo Doï devient une SARL administrée par Jean-Pierre Bonnell, père de Bruno Bonnell, et dont Frédéric Vidal est directeur général.

 

Peu à peu, les membres fondateurs quittent la revue, à commencer par Jean-Marc Vidal en juin 2005, puis son frère Frédéric et de Jean-Pierre Fuéri en début  d’année 2007. Ceux-ci créent l’année suivante le magazine Casemate. Ce sont Allison Reber et Laurence Le Saux qui leur succèderont à Bo Doï.

 

La revue cesse de paraître après son 121ème numéro en septembre 2008 ; elle est mise en liquidation judiciaire en mars 2009. Le n°122, annoncé en parution papier, fut finalement diffusé par téléchargement gratuit. La revue n’est pour autant pas tout à fait morte puisqu’un site subsiste depuis octobre 2008, présentant critiques, interviews et dossiers.

 

Cette revue aux indéniables qualités souffre néanmoins rétrospectivement de choix d’illustrations et de sujets cultivant des représentations sexistes des femmes.

 

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Le Collectionneur de Bandes Dessinées
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La revue de la SCBD

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Le Collectionneur de Bandes Dessinées (1977 – 2008)
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Le Collectionneur de Bandes Dessinées paraît pour la première fois en mars 1977. Fondé par Michel Béra, directeur de la publication, et Olivier Grimpel, et très vite rejoint par Michel Denni, Phlippe Mellot et Claude Guillot, le journal n’est au départ qu’un bulletin mensuel ronéotypé de la Société des collectionneurs de bandes dessinées (S.C.B.D.) proposant quelques articles destinés aux collectionneurs. À son numéro 7 en septembre 1977, la revue est imprimée en offset. Le n°10 la rend bimestrielle.

 

Le journal étoffe ses articles et son contenu, passant de 14 à 24 pages, puis jusqu’à 36 pages jusqu’en 1985. La rédaction privilégie la diversité des contenus, dédiant de nombreux dossiers aux journaux de bandes dessinées, cherchant à faire un inventaire de la production sans se concentrer sur un genre ou une période. Chaque numéro contenait de 4 à 6 articles, qui pouvaient ainsi parler d’auteurs, de séries d’albums, d’éditeurs, d’actualités ou de côtes. En mars 1979 sort d’ailleurs un numéro spécial sur les côtes des albums de bande dessinées, qui sera la première édition du BDM (initiales de ses auteurs : Béra, Denni et Mellot), livre référençant de manière la plus exhaustive possible les albums, revues, périodiques, figurines, etc.

 

La revue a également proposé différents cahiers autour d’un auteur (Giffey au n°41 ou Calvo au n°60-61) ou d’un thème (les récits complets des années 50 au n°57-58 ou les Origines de la bande dessinée au n°79). Elle a également publié quatorze suppléments entre octobre 1976 et décembre 1979.

 

Le Collectionneur de Bandes Dessinées s’arrête à son numéro double 113-114 en octobre 2008, après 31 ans de publication.

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L’Éprouvette
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Revue critique de L'Association

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L’Éprouvette (2006 – 2007)
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Publié par l’Association, dirigé par Jean-Christophe Menu, l’Éprouvette est une revue imposante (près de 300 pages à son premier numéro, 420 pour le second et 580 pour le troisième) avec pour objectif de parler non pas de la bande dessinée, mais de son environnement, sa périphérie, ses critiques, ses acteurs.

 

Cette publication, intéressante à une époque où la critique en bande dessinée est rare ou peu visible, profite de la reconnaissance de l’Association pour devenir aussi l’outil de dénonciation des abus éditoriaux et commerciaux.

 

Au troisième numéro, Menu annonce que la revue n’avait pas été créé pour être pérenne, et qu’il préfère « un sabordage rapide, net et sans regrets » plutôt que le « suicide de [la] perspective [de durer dix ans et vingt numéros] ». En un peu moins de 1300 pages, l’Éprouvette aura marqué nombre de ses lecteurs et créé un vide lors de sa disparition.

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Falatoff
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Un fanzine d'études underground

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Falatoff (1971 – 1977)
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Publié par la MJC de Soisy, Falatoff sort un n°0 en mai 1971 pour annoncer sa naissance, le programme du n°1, et surtout montrer le ton que le fanzine compte adopter : Falatoff sera une revue de jeunes (l’âge des responsables de la revue oscille entre 17 et 22 ans) qui n’ambitionne pas de ressembler aux autres magazines de bandes dessinées comme Schtroumpf / Les Cahiers de la bande dessinée. Qu’importe les fautes d’orthographes ou de grammaires, qu’elles soient volontaires ou non, et tant pis s’il manque une bibliographie complète de l’auteur en interview : Falatoff se veut être un média écrit d’expression orale populaire.

 

Le premier numéro, en octobre 1971, annonce clairement les deux ambitions qui resteront inchangées tout le long de l’existence de la revue : publier des amateurs et informer les lecteurs sur le monde de la bande dessinée à travers des entrevues et des études.

 

Les premiers numéros sont imprimés en ronéo, exceptées les pages dessinées en offset, puis passent en tout offset à partir du n°20-21, où Falatoff réaffirme ses objectifs tout en précisant : « Si nous changions, boycottez-nous. […] L’élite nous l’emmerdons. Nous nous tromperons souvent, mais nous nous efforcerons d’avoir plus fréquemment du respect pour les crobards « merdeux » et les créateurs « merdeux », vulnérables mais ouverts, nous souhaitons un maximum de lecteurs, et un minimum de concessions commerciales. » (Led Tvonvina, Falatoff n°20-21 p.38) (Nous soulignons.)

 

Les interviews, menées avec un franc-parler plaisant et retranscrites de manière très vivante, évoluent de minces entretiens avec Gotlib ou Derib vers des rencontres plus longues et intéressantes dès le n°3 (Tabary). Suivront Druillet, Mandryka, Fred, Jacques Martin, Macherot, Franquin, Caza, Reiser, Giraud, Bretécher, Cabu ou encore F’murr. Ce choix d’auteurs connus semble aujourd’hui une évidence, mais Falatoff fut le premier à aller à leur rencontre pour des entrevues, malgré leur notoriété déjà grande.

Falatoff est donc une revue qui cherche du côté de l’alternatif et de l’amateur tout en faisant venir les auteurs contemporains montants (Bretécher, Druillet, Tabary), se rendant ainsi politique, en faveur d’un esprit « hippie » qui parcourt la France dans les années 70. Ce fanzine sera novateur dans le paysage des revues francophone spécialisées en bandes dessinées, et aura une grande influence sur les fanzines qui se créeront par la suite.

 

L’équipe éditoriale quitte la MJC en 1977 pour créer leur propre maison d’édition nommée Artefact, publiant tant des débutants que des professionnels, mais toujours du côté de l’underground.

 

À lire sur l’histoire du fanzine : l’entretien de Maël Rannou avec les éditions Artefact dans le Gorgonzola n°22 de janvier 2017.

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Giff-Wiff
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La revue du CELEG

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Giff-Wiff
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En mars 1962 est fondé le Club des bandes dessinées (C.B.D.). Présidée par Francis Lacassin, cette association est l’une des premières du genre en France. Elle naît de l’intérêt nostalgique que partagent plusieurs membres. Des gens connus ou en passe de le devenir en feront partie : Alain Resnais, Chris Marker, Pierre Couperie, Jean-Claude Romer, Jean-Claude Forest, Jacques Lob, Numa Sadoul, Alexandro Jodorowsky…

 

En juillet de la même année paraît alors Giff-Wiff, premier bulletin du club. Il ne s’agit que de quelques pages ronéotypées, présentant les projets et ambitions de l’association. Le second numéro, un simple recto-verso, n’est là que pour annoncer le succès des souscriptions (300 membres) et le prochain numéro, qui sera un numéro double et devrait faire 45 pages. Au final, bien qu’elle ne fasse en réalité que 34 pages, c’est ce n°3-4 qui marque réellement le début de la revue. Des articles de fonds sont publiés, ainsi que des bibliographies détaillées, tout en laissant une place considérable pour « la vie du club ». Cette revue devient alors le premier fanzine d’étude francophone consacré à la bande dessinée.

 

Le club change de nom en 1964 lors d’une scission. Claude Moliterni part de l’association pour créer la sienne (la Socerlid) et son fanzine (Phénix). Le C.B.D. se renomme alors C.E.L.E.G. (Centre d’études des littératures d’expression graphique).

 

En mai 1966, lors du n°20, l’éditeur Jean-Jacques Pauvert prend en charge la publication, permettant une impression offset et une plus large diffusion. Malgré cela, le C.E.L.E.G. se dissout en 1967, arrêtant par conséquent la parution de Giff-Wiff à son numéro 23.

 

Pour l’anecdote, le n°24-25 a été imprimé mais n’est jamais sorti. Dix ans plus tard, Philippe Mellot désirait le publier en supplément de l’Œil à Roulettes mais l’imprimeur avait pilonné le stock, ne laissant intact qu’un unique exemplaire qui revint à Francis Lacassin.

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Haga
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La revue de l'ABD (Toulouse)

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Haga (1972 – 1986)
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Haga paraît pour la première fois en juin 1972 à Toulouse. Premier fanzine méridional de France, il est édité tout d’abord par l’association des amis de la bande dessinée (ABD), qui organise le salon de la BD à Toulouse, Haga va connaître de nombreux changement durant sa longue existence.

 

Le premier rédacteur en chef est Jean-Claude Faur, qui est à l’initiative de la revue. Le fanzine est d’abord un lien entre les adhérents de l’association, présentant de maigres fiches techniques sur des dessinateurs, des planches de dessinateurs novices, de courtes interviews et des rubriques à l’intérêt peu séduisant. Fait pourtant intéressant, Haga recense les autres fanzines et annonce lors de son deuxième numéro : « Haga parle de tout ce qu’il reçoit ». La revue se veut ainsi être un lieu d’échange du fandom contemporain. Dès le n°5, des correspondants étrangers (Italie, Grande-Bretagne) se joignent à la rédaction, gagnant en pertinence par rapport aux autres fanzines. La qualité varient cependant à chaque numéro, du fait d’une équipe d’amateurs irrégulière.

 

En 1975, à la suite d’une scission au sein de la rédaction. Jean-Claude Faur crée Haga Sup (Marseille), qui sera par la suite renommée Bédésup. Jean-Paul Tibéri reprendra son rôle de rédacteur en chef au n°18-19, avec une nouvelle association : le club de la bande dessinée et de l’illustration (CBDI). La qualité d’impression du fanzine fait une chute en passant de belles pages en offset à du ronéotypé agrafé, mais c’est la qualité rédactionnelle qui gagne en contrepartie. Des interviews et dossiers plus conséquents, s’intéressant à des auteurs anciens et peu connus (le n°27 de l’hiver 1976 présente brièvement Yves Chaland encore complètement inconnu).

 

La qualité d’impression s’améliore peu à peu, et au n°44 de l’hiver 1980, Haga déménage à Albi. À partir de ce moment, chaque numéro se concentre sur deux ou trois auteurs contemporains, publiant en bonus des bandes dessinées « introuvables » des auteurs en question.

 

Le dernier numéro à proprement dit sera le n°57-58 en janvier 1986. En automne de la même année paraîtra le n°59-60 qui sera en réalité une publication du Félon de Miremont, un récit de bande dessinée par Jean-Paul Tibéri au scénario et Rémy Bourlès au dessin.

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Le Chasseur d’Illustrés (1967 – 1971) puis Le Chercheur de Publications d’Autrefois (1971 – 1977)
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Le Chasseur d’Illustrés (1967 – 1971) puis Le Chercheur de Publications d’Autrefois (1971 – 1977)
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Bulletin d’informations pour les collectionneurs des illustrés d’avant-guerre (fin XIXème et début XXème), le Chasseur d’Illustrés proposait des articles sur les anciens journaux où l’on pouvait trouver les premières bandes dessinées de presse et la littérature populaire. Rattaché à la revue, le supplément « rendez-vous de chasse » puis « chasse réservée » informait des échanges entre abonnés et des bourses d’échanges.

 

Le bulletin fut à son lancement, en septembre 1967, dirigé par Jacques Garnier (plus connu sous le nom de Georges Fronval), puis repris par Marcel Lagneau. Constitué d’une vingtaine de pages, il y eut vingt-deux numéros et trois spéciaux non numérotés.

 

En 1971, la revue est rebaptisée Le Chercheur de Publications d’Autrefois suite à un imbroglio juridique autour du titre Chasseur d’Illustrés, qui n’avait jamais été déposé officiellement. Le premier numéro de cette nouvelle publication paraît en novembre 1971 et le supplément « chasse réservée » prend le nom de « On cherche… on offre ».

 

Cette nouvelle version paraît sous la forme de vingt-deux numéros d’une trentaine de pages  jusqu’en septembre 1977.

 

 

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Comics Sentinel (1972)
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Comics Sentinel (1972)
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On sait peu de choses sur ce fanzine dont parut un seul numéro. Sorti en novembre 1972, il compte 44 pages en format A4, dont un poster central de Franquin. L’éditeur parisien est un mystérieux « C. Littaye » qui travaille avec un « A. Littaye » à la rédaction. Ce dernier est Alain Littaye, qui édita plus tard diverses revues à son propre compte, notamment sur Edgar P. Jacobs, celui-là même à qui est dédié l’unique livraison de Comics Sentinel.

 

Alain Littaye signe également un article sur Jack Kirby. Le reste du numéro contient quelques planches de Fred, Franquin et Gotlib, des dessins d’Auguste (auteur chez Tintin) et une entrevue avec François Solo, dont deux histoires courtes sont publiées.

 

L’éditorial annonce une « surprise de taille » pour un second numéro de 60 pages, que l’on attend encore.

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Comix Club (2004 – 2010)
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Comix Club (2004 – 2010)
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La maison d’édition niçoise Groinge publie en janvier 2004 une revue de petit format (à peine plus petit que du A5) nommée Comix Club dont l’ambition, en 144 pages, est de permettre un échange entre auteurs de bande dessinée, accordant ainsi une place importante au témoignage et à la réflexion propre à la création.

 

Un second volume de 156 pages paraît en octobre 2004. Après une pause de plus d’un an, le troisième numéro est publié en janvier 2006 pour un hommage à Charlie Schlingo. Une nouvelle année d’absence et le n°4 sort en janvier 2007 pour adopter une parution trois fois dans l’an. La nouvelle formule propose un dossier sur un auteur (interview et articles) et des articles sur des thèmes divers.

 

Après le n°10, il faudra encore attendre un an pour voir publier le 11ème et dernier numéro en janvier 2010.

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Controverse (1985 – 1986)
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Controverse (1985 – 1986)
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Publié par Bruno Lecigne et Futuropolis, Controverse reprend les idées distillées par Thierry Lagarde dans STP. Après un premier numéro sorti en mai 1985, Controverse paraît tous les quatre mois jusqu’à l’ultime livraison du n°4 en mai 1986.

 

Le n°1 est entièrement écrit par Lecigne, parlant de la confusion des langages. Sur la quatrième de couverture, il indique : « Vous avez quelque chose à dire : écrivez ! Controverse est là pour ça […]. Controverse se propose d’être […] ce lieu ouvert à tous les vents. Écrivez ! » La volonté de la revue est donc d’offrir un espace de parole entre amateurs, professionnels, critiques, éditeurs de bandes dessinées.

 

Dans le deuxième numéro, Lecigne ne rédige que quatre pages sur les trente-deux que comptent la revue, laissant effectivement place à la correspondance suscitée par le premier numéro. Il en sera de même dans les troisième et quatrième numéros.

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Critix (1993 – 2001)
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Critix (1993 – 2001)
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En janvier 1993 paraît le premier numéro de Critix, le n°0. Luc Thébault, qui collabore aussi à Hop !, en est le créateur et utilise son nom de plume, Évariste Blanchet, pour rédiger la totalité des premiers numéros.

 

La première mouture se résume à 16 pages A4 agrafées. Le côté sobre et épuré semble montrer une volonté de retourner aux premiers fanzines critiques de la bande dessinée. Le lien avec la revue Controverse de Bruno Lecigne, dix ans plus tôt, est palpable. L’éditorial du n°0 par Évariste Blanchet montre la direction où il veut aller en questionnant le besoin d’une revue critique.  Dans le n°4, il écrit : « Critix n’a jamais eu pour vocation de durer. Il est né parce que le vide critique devenait insupportable, mais sans avoir la dérisoire prétention de le combler à lui seul. »

 

Tout le long des premiers numéros, il publie une série d’articles intiulés « Qu’est-ce que la BD ? ». Le concept de la revue va donc être de reprendre les bases à zéro pour comprendre ce qui est et ce qui reste à être. En complément viendront des critiques travaillées sur des albums récents.

 

Le n°5 du printemps 1994 montre un léger changement par une modification de police typographique et l’intervention impromptue d’illustrations, jusqu’alors totalement et volontairement absentes. De plus, les articles sont désormais signés, car Évariste Blanchet n’est plus le seul à écrire.  Le n°6 (août 1994) voit l’arrivée de Jean-Philippe Martin. Mais ce sixième numéro sera également le dernier de la première mouture de Critix.

 

Deux ans plus tard, en automne 1996, le n°1 de Critix paraît. Une nouvelle numérotation pour une nouvelle apparence : la revue est cette fois plus petite sur un format A5 mais plus consistante avec 64 pages. Le blanc de la page garde son importance et seules quelques rares images ponctuent le texte par endroit. Critix est à présent édité par l’association Bananas BD composée par une équipe de rédaction plus fournie : en plus de Blanchet et Martin s’ajoutent Renaud Chavanne, Jean-Paul Jennequin et Christian Marmonnier.

 

Après douze numéros, la revue prend fin à l’été 2001. Une partie de l’équipe éditoriale continuera à écrire pour Thierry Groensteen dans la revue 9e Art après la fin de Critix. Ce qui n’a rien d’étonnant car cette dernière se voulait dans la mouvance de l’esprit « groensteenien » des Cahiers. Jennequin lui-même était déjà un invité fréquent des Cahiers, et continuera également dans la revue Comix Club. En 2006, le groupe d’édition Bananas BD, dirigé par Évariste Blanchet, lance une nouvelle revue nommée Bananas. Les numéros de Critix deuxième formule sont disponibles gratuitement par téléchargement sur le site de cette revue : http://bananas-comix.fr/category/archives/

 

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DBD (1998 – 2005)
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DBD (1998 – 2005)
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Publié à Paris, DBD les dossiers de la bande dessinée paraît en novembre 1998. Jusqu’au numéro 24, la revue sera composée de deux publications : le magazine où sont mis en avant les actualités et le para-BD ; le cahier cartonné couleur, monographie d’un auteur avec interview et dossier. Le magazine fait 28 pages lors du n°1 mais passe dès le numéro suivant à 36 pages jusqu’à augmenter à 48 pages au n°17. Le cahier, quant à lui, contient en moyenne 56 pages. La revue est trimestrielle.

 

Les deux composantes ont leur qualité propre. Le magazine présente des rubriques courtes et des interviews brèves de « people » autour de la BD. Une double page est consacré à des photos de l’atelier d’un auteur différente à chaque fois. C’est une revue plutôt tourné vers le mondain et ce qui relève du monde des « collectors ».

Le cahier monographique est quant à lui appréciable pour ses interviews justes et passionnantes ainsi que ses choix d’auteurs variés du paysage francophone.

 

Le gérant de DBD SARL est Benoît Fabre, associé avec Olivier Maltret et Frédéric Bosser, directeur de la publication. Quand O. Maltret quitte le poste de rédacteur en chef au n°16, F. Bosser prend la relève.

 

Après le n°24 (août 2004), DBD cesse de paraître pendant six mois. Il reparaît dans une nouvelle version avec le n°25 de février 2005. Le cahier et le magazine sont fondus en une seule publication de 100 pages. DBD prend fin avec le 27ème numéro en juin 2005.

 

Par la suite, pour remplacer DBD, Frédéric Bosser créera le magazine BullDozer, qui durera de 1998 à 2005. Après quoi, Bosser lancera [dBD] en 2006.

 

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Giff-Wiff (1962 – 1967)
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Giff-Wiff (1962 – 1967)
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En mars 1962 est fondé le Club des bandes dessinées (C.B.D.). Présidée par Francis Lacassin, cette association est l’une des premières du genre en France. Elle naît de l’intérêt nostalgique pour les bandes dessinées, notamment américaines, des années 30 et 40 que partagent plusieurs membres. Des gens connus ou en passe de le devenir en feront partie : Alain Resnais, Chris Marker, Pierre Couperie, Jean-Claude Romer, Jean-Claude Forest, Jacques Lob, Numa Sadoul, Alexandro Jodorowsky…

 

En juillet de la même année paraît Giff-Wiff, premier bulletin du club. Il ne s’agit que de quelques pages ronéotypées, présentant les projets et ambitions de l’association. Le second numéro, un simple recto-verso, n’est là que pour annoncer le succès des souscriptions (300 membres) et le prochain numéro, qui sera un numéro double et devrait faire 45 pages. Au final, bien qu’il ne contienne que 34 pages, c’est ce n°3-4 qui marque réellement le début de la revue. Des articles de fond sont publiés, ainsi que des bibliographies détaillées, tout en laissant une place considérable à « la vie du club ». Giff-Wiff devient le premier fanzine d’étude francophone consacré à la bande dessinée.

 

Le club change de nom en 1964 lors d’une scission entre Anciens (passionnés seulement par les bandes dessinées de leur jeunesse) et Modernes (tournés également vers les bandes dessinées contemporaines). A la tête des Modernes, Claude Moliterni part de l’association pour créer la sienne (la Socerlid) et, avec Pierre Couperie, une nouvelle revue (Phénix). Le C.B.D. se renomme alors C.E.L.E.G. (Centre d’études des littératures d’expression graphique).

 

A partir du n°20 (mai 1966), l’éditeur Jean-Jacques Pauvert prend en charge la publication, permettant une impression offset et une plus large diffusion. Malgré cela, le C.E.L.E.G. se dissout en 1967, arrêtant la parution de Giff-Wiff à son numéro 23.

 

Pour l’anecdote, le n°24-25 a été imprimé mais n’est jamais sorti. Dix ans plus tard, Philippe Mellot désirait le publier en supplément de l’Œil à Roulettes mais l’imprimeur avait pilonné le stock, ne laissant intact qu’un unique exemplaire qui revint à Francis Lacassin.

 

 

 

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L’Indispensable (1998 – 1999)
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L’Indispensable (1998 – 1999)
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Publié à Nîmes par Boucaniers Productions et dirigé par Franck Aveline, L’Indispensable paraît en février 1998 avec un n°0. Pendant plus d’un an, la revue s’attache à parler de bande dessinée sur un mode critique et intellectuel, à l’instar des Cahiers de la bande dessinée ou de sa suite, Neuvième Art. Son titre vient d’ailleurs d’une rubrique des Cahiers nommée « l’indispensable ». Pour parfaire sa filiation, le n°1 propose une interview de Thierry Groensteen, qui fut rédacteur en chef des Cahiers au milieu des années 80.

 

Cette revue se démarque par le foisonnement de sujets abordés. Six à neuf entretiens différents par numéros : Jirô Taniguchi vient après Benoît Peeters et précède Claire Wendling ; Mattotti suit Baudoin, Forest, Barbier et Bilal… Aux interviews s’ajoutent des dossiers et critiques diverses (Hergé et la peinture, Wolverine, Sasmira, La Cage de McKean).

 

L’Indispensable paraît de manière sporadique. Chaque numéro contient 84 pages, 100 pages pour le n°4, qui sera le dernier en octobre 1999. Douze ans plus tard en octobre 2011, Franck Aveline revient avec une seconde formule de sa revue. La numérotation hésite sur une prolongation de la première mouture ou une remise à zéro et coupe finalement la poire en deux : le premier numéro sera le « n°1 (5) », cinquième de la revue, premier de la nouvelle formule. Malheureusement, la nouvelle formule ne connaît que deux numéros et L’Indispensable prend fin en janvier 2012, malgré un n°3 déjà préparé.

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Krukuk (1971 – 1973)
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Krukuk (1971 – 1973)
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Publication de faible tirage (300 à 500 exemplaires), Krukuk est édité par Éric Pichon et Georges Gasco, respectivement à Genève en Suisse et à Divonne-les-bains en France. Ce fanzine offre à chaque numéro une interview d’un auteur connu (Franquin, Derib, Chéret, Tabary, Caza, Will) ainsi que des planches d’auteurs amateurs. Imprimés en offset, avec couverture couleur, sur un papier de qualité ­— ce qui en fait un fanzine exceptionnellement attractif visuellement — les numéros de Krukuk comprennent de 50 à 90 pages.

 

Six numéros paraissent jusqu’en janvier 1973. Les cinq premiers furent trimestrielles, tandis que le sixième parut après un an de suspension.

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9ème Art (1995 – 2009)
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9ème Art (1995 – 2009)
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Après être parti en 1988 des Cahiers de la bande dessinée qu’il dirigeait depuis 1984, Thierry Groensteen arrive à Angoulême pour devenir conseiller scientifique du Centre National de la Bande Dessinée et de l’Image (CNBDI) nouvellement créé dans la capitale charentaise. Nommé directeur du Musée de la bande dessinée en 1993, il lance deux ans après une revue d’études. En novembre 1995, le CNBDI publie le n°0 de 9ème Art, créé et dirigé par Thierry Groensteen, et sous-titré « Les Cahiers du musée de la bande dessinée ».

 

Avec 15 numéros annuels publiés jusqu’en janvier 2009, 9ème Art est conçu comme une prolongation de feu Les Cahiers de la bande dessinée. Le n°0, long de 24 pages, présente des extraits d’articles qui se retrouveront dans le n°1, ainsi que le sommaire de ce dernier. On peut lire dans l’éditorial du n°0 que les numéros de cette revue « privilégieront l’approche historique de la bande dessinée et la connaissance de son patrimoine, sans toutefois négliger d’interroger des tendances contemporaines […]. Enfin, la revue se fera l’écho de la vie du Musée, de l’accroissement de ses collections et de sa programmation ».

 

À partir du n° 1 de janvier 1996, chaque volume annuel contient plus de 144 pages, allant jusqu’au double à partir du n°12 en 2006. Pour parvenir à tant de matière, Thierry Groensteen s’entoure de spécialistes : Thierry Smolderen (qui travaille avec lui à l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême et qui avait déjà participé de manière régulière aux Cahiers), Jean-Pierre Mercier (ancien de Falatoff et Artefact, également conseiller scientifique au CNBDI), Harry Morgan (ancien des Cahiers), Jean-Christophe Menu (qui avait participé à des Cahiers et co-fondateur de l’OuBaPo avec entre autre Groensteen), Jean-Paul Jennequin (ancien des Cahiers et de Critix), etc.

 

Jean-Pierre Mercier devient rédacteur en chef à partir du n° 14. Le quinzième volume, en janvier 2009, est le dernier publié sous forme papier. La revue continue de manière dématérialisée, sur Internet, rebaptisée Neuvième Art 2.0 avec pour sous-titre « la revue en ligne de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image ». Ce choix vient en partie de Gilles Ciment, alors directeur de la Cité. Pouria Amirshahi est engagé comme rédacteur en chef jusqu’en 2012. Après lui, Thierry Groensteen redevient rédacteur en chef de la revue en ligne.

 

 

 

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L’Œil à Roulettes (1976)
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L’Œil à Roulettes (1976)
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L’Œil à Roulettes est une revue à la vie courte. Il n’en existe qu’un unique numéro paru en octobre 1976, publié par Azathoth, la librairie de Jean-Claude de Reppert qui se trouvait 12 rue Grégoire de tours, dans le 6e arrondissement parisien. Simple cahier de 36 pages A4, la revue propose un dossier sur Tardi, un autre sur le journal Donald, et un dernier sur la littérature populaire consacré à Jean Ray.

 

Derrière Azathoth se cachent en réalité deux personnes dont les initiales deviendront célèbres pour les collectionneurs : Michel Denni et Philippe Mellot, qui seront respectivement les D et M du catalogue BDM. Le B étant Michel Béra, créateur de la revue Le Collectionneur de Bandes Dessinées avec laquelle fusionnera l’Œil à Roulettes.

 

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Phénix (1966 – 1977)
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Phénix (1966 – 1977)
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En 1964, Claude Moliterni est membre du club des bandes dessinées (CBD), association fondée en 1962 par Francis Lacassin et à l’origine de la revue Giff-Wiff. Alors que le CBD est dominé par des amateurs animés par la nostalgie pour les œuvres américaines de l’entre-deux-guerres, Moliterni et des compagnons de route (Pierre Couperie, Édouard François, Proto Destefanis, Maurice Horn) qui, comme lui, s’intéressent à la bande dessinée contemporaine font sécession et créent le 4 novembre 1964 la Société civile d’études et de recherches des littératures dessinées (Socerlid).

 

En septembre 1965, la Socerlid présente « Dix millions d'images », première exposition consacrée à la bande dessinée française. Elle publie ensuite Mongo, un bulletin qui ne dure que le temps d’un numéro. La Socerlid ambitionne alors de lancer une revue plus importante. En octobre 1966 paraît le premier numéro de Phénix, tiré à 3000 exemplaires. Au sous-titre du premier numéro « bandes dessinées / science-fiction / espionnage », s’ajoutera le terme « aventure » en couverture du numéro 2, mais c’est l’appellation « revue internationale de la bande dessinée » qui s’impose définitivement à partir du numéro 5 en fin d’année 1967.

 

Peu à peu, l’équipe s’agrandit : Claude Le Gallo, Thierry Martens, Pierre Fresnault-Deruelle, Jean-Pierre Dionnet, Yves Frémion, Henri Filippini, Numa Sadoul… La revue s’intéresse tant aux auteurs américains (Milton Caniff, Alex Raymond, Burne Hogarth) qu’aux franco-belges (Hergé, Edgar P. Jacobs, Jacques Martin, Saint-Ogan, Franquin), mais aussi à des créateurs italiens, finlandais, mexicains, etc. Cependant, même si le rédactionnel commente fréquemment la production contemporaine, la publication de planches reste confinée aux auteurs qui ont déjà fait leur preuve, et sont plus souvent des rééditions que de la création inédite. Cela vient probablement d’une volonté affichée de professionnalisme. Cela n’empêchera pas le rédacteur en chef Claude Moliterni, de prépublier dans la revue à partir du n°8 « Orion le laveur de planètes », la bande dessinée qu’il scénarise pour le dessinateur Robert Gigi.

 

En 1969, la Socerlid lance une seconde revue nommée Alfred, qui devient très rapidement un simple bulletin d’informations entre les membres de l’association.

 

Alors que Phénix est initialement trimestriel, sa périodicité passe à dix fois l’an à partir du n°20. Le n°28 (avril 1973) marque également un changement important avec la reprise du titre par les éditions Dargaud. La revue propose alors davantage de créations récentes dans ses pages : Mandryka, Druillet, Lob ; et parmi les auteurs étrangers : Crepax, Breccia ou Pratt. Dargaud cesse subitement sa collaboration avec le n°41 (août 1974). Phénix reparaît un an plus tard avec un n° 42 produit sous l’égide de SRP Editeur (les éditions SERG), avec une périodicité trimestrielle et un comité de rédaction où Henri Fillippini a succédé à Claude Moliterni. Ce dernier rédige néanmoins quelques articles jusqu’à l’arrêt définitif de la revue au n°48 (avril 1977).

 

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Pogo puis Poco puis Poco Géant (1969 – 1970)
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Pogo puis Poco puis Poco Géant (1969 – 1970)
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Publié par Corno à Milan, Pogo est une version française de la revue italienne Eurêka, créée deux ans plus tôt. La volonté de créer ce magazine de bandes dessinées vient de la Socerlid (association de la revue Phénix). Le premier numéro de Pogo sort en France en avril 1969. C’est un mensuel dont la partie rédactionnelle est confiée à Claude Moliterni, fondateur de la Socerlid et de Phénix.

 

Pogo tire son nom de la bande dessinée éponyme de Walt Kelly. Cependant, pour des problèmes de droits, la revue est rebaptisée Poco avec le n°7 (octobre 1969), donnant naissance au passage à un personnage éponyme par Claude Le Gallo, et dont quelques pages seront publiés à chaque numéro.

 

Centré sur la publication de bande dessinée et d’auteurs peu connus en France (B.C. de Johnny Hart, Wizard of Id par Parker et Hart, Jules Feiffer, Maxmagnus de Magnus et Bunker, Les métamorphoses de Nuria Pompeia) Pogo/Poco propose également différents dossiers sur la bande dessinée par quelques experts dans le domaine (Pierre Couperie, Pierre Fresnault-Deruelle, Henri Filippini).

 

La revue passe de 92 à 84 pages au n°9, et changera de formule après le n°12 en mars 1970. Poco devient alors Poco Géant, avec à nouveau 92 pages et une périodicité trimestrielle à partir d’avril 1970. La numérotation reprend  au n°1, et Poco Géant connaît cinq numéros jusqu’en avril 1971.

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Sapristi (1983 – 2003)
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Sapristi (1983 – 2003)
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Fondé à Dieppe par l’association normande de bandes dessinées (A.N.B.D.), Sapristi paraît en décembre 1983. Ses principaux instigateurs sont Alain Ledoux (et plus tard Guillaume Ledoux, son fils), Jean-Pierre Surest et Olivier Maltret.

 

Chaque numéro comprend, à peu de choses près, une interview, des planches de jeunes auteurs et des rubriques en tous genres liées au monde de la bande dessinée. Cette formule, qui a été introduite par Falatoff, devient classique dans le monde du fanzine après la fin des années 70.

 

En 1986, Sapristi gagne l’Alfred du Fanzine à Angoulême. Mais c’est avec le n°26, sur Tardi, le n°27 consacré à Gir/Moebius et surtout le n°29, dédié à Bilal en 1994, qui marque l’entrée de la revue dans un cercle plus grand. Son tirage passe à 4000 exemplaires (tous vendus) pour le n°29 et un passage télé à Nulle Part Ailleurs lui confère une meilleure visibilité. À partir de ce moment, les planches d'amateurs commencent à devenir un peu plus rares pour laisser plus de place au dossier sur l’invité.

 

En mai 2003, après un rythme de parution stable de deux à trois numéros annuels, Sapristi s’arrête subitement au n°53 pour des raisons financières, alors que la rédaction prévoyait encore trois numéros : un sur Barbucci, Canepa et Keramidas, un second consacré à Olivier Vatine et enfin un troisième sur Claire Wendling.

 

Sapristi fait partie des rares fanzines à avoir créé une librairie en parallèle à sa publication. Sa fermeture en 2003 fait notamment partie des causes de l’arrêt du magazine.

 

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Schtroumpf / Les Cahiers de la bande dessinée (1969 – 1990)
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Schtroumpf / Les Cahiers de la bande dessinée (1969 – 1990)
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Âgé de 17 ans, Jacques Glénat (qui se présentait encore sous son nom complet : Jacques Glénat-Guttin) crée sa première publication à Grenoble, s’inspirant de la revue Ran Tan Plan. Pour cela, il va directement au Studio Peyo pour demander à l’auteur l’autorisation d’utiliser le nom de ses petits héros pour son fanzine. En 1969 paraît alors Schtroumpf, dont les numéros doubles 3-4 et 5-6 seront sous-titrés « Fanzine de la bande dessinée ». À partir du n°7 en 1970, faisant référence aux célèbres Cahiers du Cinéma, la revue trouve son appellation définitive jusqu’en 1984 : Schtroumpf / Les Cahiers de la bande dessinée.

 

Les premiers numéros sont ronéotypés et ne comportent que quelques dossiers ou échos sur divers événements qui témoignent de la recherche de reconnaissance de la bande dessinée. Les numéros suivants sont un peu particuliers. En effet, le numéro double 5-6 est partiellement consacré à l’auteur Greg, le n°7 à Linus (Christin) et Mézières (co-auteurs de la série Valérian) et comporte un dossier sur les personnages diaboliques dans la bande dessinée, le n°8 à Paul Cuvelier mais aussi aux chats dans la bande dessinée belge et le n°9 à Fred et également à l’école d’Hergé. Le n°10 est le premier Schtroumpf consacré à un seul auteur : Franquin.

 

À partir de ce numéro, Schtroumpf / les Cahiers de la bande dessinée devient une revue « professionnelle ». Avec des participants comme Numa Sadoul, Louis Cance, Henri Filippini ou François Rivière, la revue se construit une réputation de sérieux dans le milieu de la bande dessinée. À tel point qu’en 1973, Glénat réédite les n°7, 8 et 9 en quadrichromie, supprimant au passage les seconds dossiers et augmentant le rédactionnel et les interviews. Contrairement à une erreur fréquemment répétée, le premier numéro de la mouture finale des Cahiers est le n°10 — les numéros 7, 8 et 9 ayant subi des remaniements dans le cadre de leur « réédition » pour correspondre rétrospectivement au changement de direction introduit avec le n° 10.

 

Le n°23 intègre un supplément intérieur où sont publiés des critiques des nouveautés, qui sera repris par la suite jusqu’au n°35 inclus.

 

Cette formule bimestrielle, puis trimestrielle à partir du n°27 reste sensiblement la même (21x29,7 cm, 52 pages sauf certains numéros de 76 ou 84 pages) jusqu’en 1983. Avec le n°56 publié en début d’année 1984, Jacques Glénat passe la main à Thierry Groensteen, la rédaction de la revue migrant ainsi de Grenoble à Bruxelles. Le nouveau rédacteur en chef modifie légèrement le contenu et la maquette avec l’aide d’une nouvelle équipe pour y développer une critique plus proche de l’esprit universitaire qu’auparavant, en ajoutant des rubriques théoriques où « le sémiologue, et l’écrivain, le psychanalyste et le philosophe, le théoricien comme le praticien auront accès [aux] colonnes. » (Thierry Groensteen, Les Cahiers de la bande dessinée n°56, éditorial).

 

Le signe le plus symbolique de la nouvelle maturité de la revue est la suppression du mot « Schtroumpf » dans le titre, rebaptisé Les Cahiers de la bande dessinée. La pagination augmente également pour atteindre 100 pages, pour une parution de nouveau bimensuelle. L’effort pour faire de cette revue la figure de proue d’une vision mûre de la bande dessinée est considérable. Ce changement brutal divise le lectorat entre ceux qui y trouvent l’intérêt qu’ils y portent et ceux qui considèrent la rédaction de Groensteen trop savante, voire élitiste, la parenté intellectuelle implicite avec une célèbre revue de cinéphilie française induite par le nouveau titre de la revue faisant lever un certain nombre de sourcils.

 

Les rapports entre Glénat et Groensteen se détériorent au fil du temps. Au moment où ce dernier doit quitter son poste de rédacteur en chef et conseille à Glénat de le remplacer par Gilles Ciment, le père fondateur de la revue préfère confier les clefs à Numa Sadoul. Celui-ci reprend donc le périodique au n°84 en mars 1989, en tentant une formule plus proche du grand public et se rapprochant du nouveau journalisme. Cependant, les Cahiers nouvelle manière n’existent que le temps de six numéros, et la revue disparaît avec le n°89 (juin 1990) à l’issue de 31 années d’existence ininterrompue.

 

 

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Schtroumpf – Fanzine de la bande dessinée (1970 – 1971)
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Schtroumpf – Fanzine de la bande dessinée (1970 – 1971)
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En 1969, Jacques Glénat-Guttin publie son premier fanzine : Schtroumpf. Les numéros doubles 3-4 et 5-6 sont sous-titrés « fanzine de la bande dessinée ». Au n°7, Jacques Glénat décide de séparer sa publication en deux. D’un côté, il y aura Schtroumpf / Les cahiers de la bande dessinée qui s’intéressera à un auteur en particulier ; de l’autre, Schtroumpf / Fanzine de la bande dessinée, qui se consacrera aux nouveautés et aux actualités des éditeurs. Il reprend alors une nouvelle numérotation et garde l’aspect simple et ronéotypé.

 

Ainsi paraît en juillet 1970 le n°1 de Schtroumpf / Fanzine de la bande dessinée. D’environ 16 à 24 pages, les exemplaires de 21 x 27 cm sont agrafés et pliés en deux comme cela se faisait fréquemment dans le fanzinat à cette époque.

 

La parution est au départ semi-mensuel jusqu’au n°13. Après quoi la publication sera mensuelle. Le fanzine s’arrête officiellement à son n°24-25 à la fin de l’année 1971, bien qu’il existe un n°26 datant de 1972 intitulé « 1971 : bilan ».

 

 

 

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Schtroumpfanzine (1976 – 1979)
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Schtroumpfanzine (1976 – 1979)
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Sept ans après avoir lancé Schtroumpf / Les cahiers de la bande dessinée, Jacques Glénat décide d’augmenter ses publications et crée en octobre 1976 le mensuel Schtroumpfanzine. On y lit en première page : « Schtroumpfanzine est un supplément à Schtroumpf – Les cahiers de la bande dessinée ».

 

L’ambition de ce fanzine ronéotypé est simple : là où Schtroumpf / Les cahiers fonctionne par numéros monographiques, Schtroumpfanzine informera sur les nouveautés publiées. Henri Filippini est le rédacteur en chef et rédige la totalité des 12 à 16 pages A4 (qui sont pliées en deux afin d’avoir un format final A5).

 

Schtroumpfanzine change du tout au tout à partir du n°15 (janvier 1978). Il passe au format A4 avec une véritable couverture en bichromie. L’impression se fait en offset, et la pagination augmente pour passer à 28 pages, auxquelles  s’ajoute un feuillet agrafé d’épaisseur variable (environ 8 pages ronéotypées) rédigé par Filippini. Ce feuillet est en réalité la continuité de Schtroumpfanzine, tandis que la revue offset propose des interviews, des études et des critiques d’albums. Filippini accueille des collaborateurs tels que Jean Léturgie, Numa Sadoul ou Antoine Roux.

 

Le n°36 de décembre 1979 sera le dernier de la revue, faute d’un manque de rentabilité du fanzine. A partir de janvier 1980, Schtroumpfanzine poursuit son existence sous le titre « Circus magazine » dans le mensuel de bandes dessinées  Circus, également édité par Glénat.

 

 

 

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STP (1977 – 1980)
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STP (1977 – 1980)
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En 1976, Thierry Lagarde commence à travailler sur un manifeste qui le mènera à la création de STP, sous-titré : « analyse critique de la bande dessinée ». Le n°0 sort au début de l’année 1977 et son positionnement est très clair dès l’éditorial : « La Bande Dessinée doit sortir du "ghetto" dans lequel elle reste confinée ». Par ghetto, Lagarde entend deux « états solidaires et parallèles » : la situation socio-économique qui la contraint et les genres dans lesquels elle s’enferme (« à la parodie et à l’humour d’un côté, au pseudo-réalisme et au fantastique de l’autre ») que ce soit « par paresse ou accident ». Ce même numéro débute par le manifeste de Lagarde nommé : « Pour une critique nouvelle ».

 

STP ne durera pas longtemps (quatre numéros) mais son impact a été bien réel. Étienne Robial, co-fondateur de Futuropolis, maquettiste et diffuseur de la revue, la fait découvrir à Bruno Lecigne. En 1981, deux textes inspirés par les écrits de Lagarde, l’un dû à Robial, l’autre à Lecigne, paraissent dans la toute première Année de la BD. Lecigne continuera dans ce sillage avec Controverse en 1985. On peut trouver ces idées assimilés dans Dorénavant et dans une certaine mesure, dans les Cahiers de la bande dessinée période Groensteen. Plus récemment encore, Jean-Christophe Menu à l’Association avec Plates Bandes et les Éprouvettes renoue avec la critique à laquelle aspirait Thierry Lagarde.

 

STP prend fin en 1980, à l’issue de quatre livraisons annuelles (et non semestrielles comme l’avait envisagé son concepteur).

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Bédésup (1979 – 1996)
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Bédésup (1979 – 1996)
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Bédésup est initialement la nouvelle formule d’Haga Sup, ce qui explique pourquoi il débute au n°8 en conservant la numérotation de son précédesseur. Imprimée en offset noir et blanc, la revue est trimestrielle et éditée par Jean-Claude Faur à la Roque-d’Anthéron. Son sous-titre est plus court que dans sa précédente vie : « revue pédagogique de la bande dessinée, l’image et l’audiovisuel ». Au final, cette nouvelle version garde peu de choses d’Haga Sup : la rubrique panorama dressant l’inventaire des documents pédagogiques disponibles sur la bande dessinée, la rubrique pédagogie et la revue de presse, qui disparaîtront rapidement ou reviendront de manière sporadique.

Cette revue d’étude propose un mélange d’interviews, d’analyses et de planches d’auteurs débutants. Bien qu’elle corresponde à une formule assez classique pour l’époque, les articles et la maquette se veulent plus « sérieux » que ceux des fanzines produits par des amateurs, et surtout cultivent une affinité avec des préoccupations éducatives.

Le repérage bibliographique de cette revue est parfois ardu en raison de successifs changements de titre. Avec le numéro double 18-19 de décembre 1981, le sous-titre devient : « le magazine de l’image et de la b.d. ».  En 1984, le titre de la revue elle-même évolue, devenant Le nouveau bédésup. Au n°42 en 1987, elle adopte une nouvelle apparence et ne garde que son titre principal : Bédésup. Dès le n°48-49 est rétabli l’intitulé précédent : Bédésup / Magazine de l’image et de la B.D.

En 1980, la rédaction déménage à Marseille. L’association d’édition prend alors le nom de son magazine : Bédésup. Au sein de cette maison d’édition, Jean-Claude Faur propose alors des albums suppléments à la revue avec des auteurs comme Sergio Toppi, Tillieux, Pesch, ou encore le Bédésup présente, où sont compilées les diverses pages publiées par des auteurs, professionnels ou non, dans la revue. Différentes collections verront d’ailleurs le jour chez cet éditeur :

- À la rencontre de… rendra compte d’analyses autour de personnes comme Tardi, Pratt, Martin ou de thèmes comme la bande dessinée, les bédéstars ou les supér-héros.

- Contreplongée avec des sujets comme « le voyage en balloon » de Leguèbe, « l’âge d’or du journal Spirou » de Burdeyron ou « les B.D. de l’extrême droite » de Lefort.

- Bédésup Provence avec « le Château d’If et MonteCristo » de Bouchard et Faur, publié à la fois en anglais et en français.

- Bédésup Diffusion avec « la Bataille de Marseille » par Errecade, « New York Drink » par Brahy, « le Trombone illettré » par Franquin, Delporte, Bilal et Conrad ou « l’envers des héros » de Courtial.

- Albums de Bédésup avec « Archibald, costaud sentimental » d’Ache, « Bob Morane et le Secret de l’Antarctique » d’Attanasio et Vernes ou « Sylvain, Sylvette et les Pieds Nickelés » de Pesch.

Certains albums de ces collections sont parus en supplément de Bédésup. La plupart ont été publiés à peu d’exemplaires et sont difficiles à trouver aujourd’hui.

À partir de 1990, paraît en parallèle à Bédésup la Lettre de Bédésup, bulletin de seulement quelques pages, mettant en avant certaines actualités de la bande dessinée. Peu après, c’est la lettre et les Cahiers Bédésup qui remplacent la revue. Les cahiers recueillent des dossiers pour une centaine de pages sur des auteurs ou des sujets de prédilection de la rédaction : Hergé, Tillieux, Angoulême et l’exclusion. Certains cahiers sont parfois en réalité des albums publiés dans les autres collections de Bédésup comme par exemple « les B.D. de l’extrême droite », « Sabine à Marseille » ou « Riff Dacier ».

Ce fanzine a cultivé un certain nombre de polémiques (voir le « Cas Groensteen » dans le n°38-39) du fait de positions politiques extrêmistes, la rédaction affichant ouvertement ses sympathies pour le parti de Jean-Marie le Pen durant les dernières années de la revue. Celle-ci disparaît finalement en 1996 avec le décès de son fondateur Jean-Claude Faur.

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Futuropolis (1969 – 1970)
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Futuropolis (1969 – 1970)
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Avant l’arrivée de Florence Cestac et d’Étienne Robial, la librairie Futuropolis, 130 rue du Théâtre dans le 15e arrondissement de Paris, était tenue par Robert Roquemartine. Ce dernier publie cependant en juin 1970 une revue d’une quarantaine de pages faisant office de catalogue. En effet, il s’agit pour Roquemartine de répertorier les fascicules devant lesquels « le collectionneur est désarmé », car la difficulté de s’y retrouver est grande tellement le numérotage y est imprécis.

Le premier numéro est donc une simple et longue liste de fascicules d’avant- et d’après-guerre. Jean-Pierre Dionnet et d’autres spécialistes viendront rejoindre Roquemartine pour l’aider dans son travail et ajouter de petits articles comme par exemple « Prolégomènes à un catalogue de comic books » dans le n°3 où Dionnet parle de la série X-men dont la survie éditoriale était encore en doute à l’époque.

On retrouve également à la fin du n°3 le n°0 (et unique numéro) d’Underground, édité par Henri Filippini contenant, sous une couverture de Druillet, des planches de Gir/Moebius, Robert Gigi, Claude Moliterni, Yves Got, Jacques Lob, Auclair sous le pseudonyme de Stein…

Aux quatre numéros de Futuropolis, tirés chacun à moins de 200 exemplaires,  succède Comics 130 (voir ce titre).

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Haga Sup (1976 – 1978)
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Haga Sup (1976 – 1978)
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En 1975, Jean-Claude Faur quitte la rédaction d’Haga et s’installe à la Roque-d’Anthéron, à côté de Marseille, où il crée Haga Sup. Il lance le n°0 en automne 1976, en tant que supplément à Haga n°26, et le sous-titre « Supplément pédagogique à l’intention des établissements d’enseignement et de recherche, des bibliothèques publiques et universitaires, des foyers de jeunes et associations d’éducation populaire ». Sous ce nom à rallonge se cache en fait le développement d’une rubrique de l’ancienne version d’Haga nommée « Education nationale et bande dessinée » qui répertoriait les travaux universitaires sur la bande dessinée, les interventions d’auteurs ou toute expérience réalisée dans les établissements scolaires.

Haga Sup va donc reprendre ces thématiques éducatives en cherchant à devenir un « carrefour entre professionnels de la bande dessinée et professionnels de l’éducation », comme l’annonce l’éditorial du n°0. Dans celui du n°1, la rédaction précise : « nous ne voulons pas devenir une revue parce que nous voulons rester un carrefour. […] C’est pour cette raison que Haga Sup sera mis en vente dans quelques librairies et points spécialisés, mais qu’il sera principalement réservé à des abonnés. […] Et, pour la première fois sans doute, si nous adoptons la formule qui va devenir la notre (sic) – ronéotée, sans prétention, sans publicité, sans éclat ; sans decorum, sans tout ce qui tue à terme un « fanzine » –, c’est par respect pour tous ceux qui nous lisent, pour tous ceux qui se sont abonnés. » (C’est eux qui soulignent.)

En parallèle de Haga Sup, une partie de la rédaction, réunie dans l’association « Objectif Promo Durance », organise en janvier 1977 le premier « Colloque international Éducation et Bande dessinée » où de grands noms font une intervention : Pierre Fresnault-Deruelle, Antoine Roux, Maria Pia Oelker, Albert Barrera Vidal… La réussite de ce colloque conforte Jean-Claude Faur dans la direction que prend son fanzine en tant qu’outil pour les professionnels.

Avec le numéro 5 disparaît le sous-titre « supplément à Haga », signe de l’indépendance de Faur envers son ancienne revue. En décembre 1978, le septième et dernier numéro avant le changement de nom voit apparaître en son sein une interview avec Walthéry, qui n’a pourtant rien à voir avec l’éducation et la pédagogie.

Haga Sup est passé d’un tirage à 3600 exemplaires au n°0 à 6000 exemplaires pour le n°7. Le 1er mars 1979, il devient Bédésup et change de mode d’impression, après deux ans en ronéo.

 

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Hop ! (1973 – en cours)
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Hop ! (1973 – en cours)
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Hop ! paraît en décembre 1973 à Aurillac (Cantal). Il n’est pas anodin de préciser son lieu de naissance, car il s’agit, avec Haga l’année précédente, d’un des premiers fanzines français de province, et il échappe par conséquent largement aux effets de mode qui caractérisent souvent les publications parisiennes.

Le premier numéro propose une sélection de courts récits complets dus à divers auteurs, des articles et des interviews. Par la suite, la revue accueille différentes rubriques cataloguant l’actualité des sorties albums et presse.

En début d’année 1993, Hop ! propose à ses lecteurs, avec le n°55, une parution doublée en ajoutant chaque numéro sur deux un spécial « Nostalgie BD ». Ces numéros contiendront des rééditions de bandes dessinées des années 40 à 60 (Mark Trent de Raymond Poïvet, Yann le Vaillant de Noël Gloesner, Red Ryder de Fred Harman, Le Chevalier Trancheroc d’Erik, etc.) et des fiches biographiques et bibliographiques sur les auteurs de cette époque. Ces numéros spéciaux, impairs, s’articulent avec les numéros ordinaires, pairs, nommés « Actualités BD » à partir du n°72 en 1996.

S’ajoutent également au catalogue les numéros bis, rééditions des numéros épuisés ou publications spéciales de récits de bande dessinée.

Cette revue, encore en cours de parution, a traversé les décennies avec une constance remarquable. Ses rubriques couvrant toutes les nouveautés en font un des magazines les plus complets sur la production de bande dessinée en France. Hop ! a de plus reçu le prix du meilleur fanzine à Angoulême en 1992.

Notons que le rédacteur en chef n’est d’autre que Louis Cance, dessinateur de Pif le chien entre 1967 et 1990. À lire l’interview de Louis Cance par Thierry Groensteen, qui revient notamment sur son travail dans Hop ! : http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article1167

 

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BD Bulle (1976 – 1988)
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BD Bulle N°3
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BD Bulle (1976 – 1988)
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Créé en 1976 à l’occasion du troisième Salon International de la Bande Dessinée d’Angoulême, BD Bulle fut la revue officielle du festival. Dirigée par Pierre Pascal, co-fondateur historique du festival, cette revue recense les différents événements qui eurent lieu pendant chaque salon, tout en proposant des articles sur les auteurs participants ainsi que des études sur la bande dessinée. En 1980, naît BD Bulletin, supplément quotidien publié pendant les trois jours du salon. Il sera renommé plus tard Le bonjour d’Alfred et sera dirigé par Greg.

BD Bulle constitue un témoignage unique sur la petite histoire du festival d’Angoulême. La revue disparaît à l’issue de son dix-huitième numéro publié en 1988, avec le départ définitif de Pierre Pascal de l’équipe organisatrice.